Le droit du travail est il un frein à l’efficacité des entreprises ?

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Toujours remis en cause et jamais clarifié, le droit du travail est critiqué de toutes parts. A moins de consacrer énormément de temps à son apprentissage, les employeurs méconnaissent de nombreuses règles : il est résulte une criminalisation de la fonction managériale et des tensions au sein de l’entreprise.

Les patrons veulent plus de flexibilité ?

Le débat sur le droit du travail français est le plus souvent réduit à de longues foires d’empoigne autour de la flexibilité du travail. Avec d’un part le medef, syndicat arriéré aussi inutile qu’inefficace, qui voit le monde de l’entreprise part le regard des grands patrons de la fin du XIXeme siècle. L’employé étant un simple d’esprit malheureusement influencé par des bolcheviques, et qu’il faut surveiller avec bienveillance et fermeté tout en tirant au plus bas le coût du travail et les droits de ce dernier. Et d’autre part, les « grands » syndicats (par leur capacité de nuisance et non pas par le nombre de leurs adhérents) qui ont exactement la même vision archaïque de l’entreprise.

Mais quelle est cette flexibilité que les patrons sont sensés réclamer à corps et à cri ? La possibilité de torturer des employés pour le plaisir ? Renvoyer à tout va sans préavis et sans raison ? Supprimer les week-ends et les congés payés ? En dehors de quelques illuminés qui hantent les conseils d’administration du CAC40 et quelques économistes (qui eux non plus n’ont jamais travaillé), la flexibilité n’a jamais été une revendication patronale.

Ce qui est vraiment rapproché au droit du travail

Pléthorique, incompréhensible, inutile, fluctuant, soumis à toutes les interprétations…le droit du travail français n’en fini pas de faire râler DRH et petits patrons. Véritable usine à gaz, le droit du travail est hors de portée de la plupart des managers et des petits patrons. Le résultat est sans appel et ses implications économiques sont terribles : les entrepreneurs sont terrifiés à l’idée de devenir des employeurs. Même si il est possible et souhaitable d’améliorer ses compétences en droit du travail via une formation peu de chef d’entreprises ont les moyens financiers et intellectuels ainsi que le temps d’appréhender dans leur globalité les milles et unes facettes de la législation du travail. Ainsi, en dehors des grosses structures les règles qui encadrent le travail, faute d’être connues ou applicables, ne sont que très rarement respectées.
D’employeur les entrepreneurs peuvent devenir criminel à tout moment sans même le savoir. Ceci pousse de nombreux jeunes entrepreneurs à rejeter les appellations de « patrons » ou même « employeurs » et plus globalement le salariat. Certains secteurs, notamment l’informatique, ont eut la possibilité de se défaire de la relation employeur-employé grâce à l’auto-entrepreneuriat et aux micro-entreprises. Petit à petit les employés deviennent des collaborateurs, les salariés des fournisseurs et le droit du travail devient un simple droit commercial.

A l’image de la France le droit du travail est devenu inefficace et contre productif. Au lieu d’assurer stabilité et sécurité, il accroît les tensions au sein de l’entreprise et menace le modèle sociale français. Véritable repoussoir pour de nombreux entrepreneurs pourtant attaché au modèle sociale Français, il contribu à n’en pas douter à la mauvaise santé du marché de l’emploi.

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Dauphine Expert